Andréas Kallergis – La compétence fiscale

Andréas Kallergis a l’honneur de vous inviter à la soutenance de sa thèse intitulée « La compétence fiscale », préparée sous la direction de M. le professeur Ludovic Ayrault.

14 décembre 2016, à 12h00

en salle Liard, centre Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne
Université Paris I Panthéon-Sorbonne
 

Jury :

  • M. Ludovic Ayrault, Professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne
  • M. Benoît Delaunay, Professeur à l’Université Paris II Panthéon-Assas
  • M. Daniel Gutmann, Professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne
  • M. Yann Kerbrat, Professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne
  • M. Olivier Négrin, Professeur à l’Université d’Aix-Marseille
  • M. Pasquale Pistone, Professeur à l’Université économique de Vienne, Professeur associé à l’Université de Salerne, Directeur académique du Bureau international de documentation fiscale

Résumé

Pour identifier des limites internationales de la liberté de l’État en matière fiscale, il convient d’étudier non seulement sa compétence fiscale — envers qui il peut exercer le pouvoir fiscal — mais aussi son pouvoir fiscal — ce qu’il peut faire dans l’exercice de ce pouvoir. Ces éléments sont éclaircis à travers l’analyse de la pratique étatique et de la jurisprudence internationale.

La compétence fiscale de l’État ne repose pas sur une habilitation par l’ordre juridique international, mais doit être appréhendée sous le prisme des deux faces de l’État : personne publique et sujet de droit international. D’une part, les États disposent d’un pouvoir fiscal originaire de leur constitution comme personnes publiques souveraines. D’une autre part, en tant que sujets de droit international, ils peuvent se reconnaître des droits et des obligations subjectifs, et donc aménager l’exercice de leurs pouvoirs fiscaux par la détermination des sphères de leurs compétences par la conclusion d’engagements interétatiques. En dehors de cette hypothèse, les critères de rattachement fiscal sont des représentations d’une relation entre l’État et le sujet ou l’objet de l’impôt selon l’appréciation de l’État normateur, et non pas des règles certaines de compétence internationale.

La liberté de l’État de déterminer le contenu de son pouvoir fiscal est encadrée de manière rudimentaire par le droit international. Cet encadrement implique essentiellement l’inopposabilité des normes fiscales d’effet extraterritorial et l’interdiction de réalisation d’opérations matérielles en territoire étranger. Pour autant, parce qu’il est souverain, l’État peut consentir à des limitations de son pouvoir fiscal dans le cadre de la coopération ou l’intégration internationale, sans que le titre de son pouvoir ne soit contesté.

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